Dimanche 3 mai 2009
7
03
/05
/Mai
/2009
10:06
"Qu’y a t-il de commun entre la peinture d’Edvard Munch (1863-1944) et celle de Charles Goldstein né en 1937 ? Apparemment rien. Et pourtant... Le premier contact
avec des oeuvres récentes de Charles Goldstein, impose le célèbre tableau du norvégien “Le Cri” (1893). Même effroi, même tension psychologique qui conduit à la douleur paroxystique , même “silence
assourdissant”.
Goldstein est porteur de mémoire. Une mémoire qui le fait souffrir. Évolution thématique et stylistique s’accompagnent et se complètent : des noyaux de matières épaisses, denses, révélatrices de
l’oppression, du poids du passé, renforcés par des collages fragmentaires de textes qui évoquent l’éparpillement et le déchirement de la mémoire et la quête de l’artiste qui cherche une cohérence
dans sa reconstitution ; des juxtapositions de couleurs souvent audacieuses, une palette d’une rare richesse où dominent les bleus profonds, le noir, le violet (deuil ?) et le rouge (sang ?) mais
où le blanc (pureté ?) et les verts (espoir ?) sont peu fréquents ; des cloisonnements qui peuvent induire l’isolement des hommes et des communautés ; de longues lignes acérées qui sont autant de
balafres, de cicatrices...
Quelques plages, plus apaisées, tendraient à prouver que le peintre n’a pas perdu tout espoir. Ses toutes dernières oeuvres, plus lumineuses, confortent cette impression.On peut être dérangé par
cette peinture, mais en aucun cas elle ne laisse indifférent. Elle est forte et nous secoue. Merci Charles Goldstein pour votre immense talent."
Jean-Pierre Mello - Ecrivain
Exposition : jusqu'au 11 juillet 2009 - entrée libre
du mardi au samedi de 13 à 18 heures, le dimanche de 14 à 18 heures
Fermeture: les lundis et jours fériés
Espace Saint Jean
26, place Saint Jean – 77000 MELUN
Renseignements : 01 64 52 10 95, espacesaintjean@ville-melun.fr
Site internet : http://serviceculturelmelun.free.fr
Par la rédaction
0