Jean-Paul Proix (1926)

19 Juillet 2015

"Jean-Paul Proix peint comme il respire : tranquillement, sereinement, voluptueusement", a écrit le philosophe André Comte-Sponville. "On est frappé d'abord par les sujets, par leur diversité (ces nus coquins, ces natures mortes millimétrées, ces paysages à la fois évidents et mystérieux, comme entre réalisme et onirisme...) puis davantage par l'unité de l'oeuvre et du regard. On reconnaît l'ancien élève de Fernand Léger, mais aussi celui qui est passé par l'abstraction."

Voici donc un artiste qui n'avait plus rien à prouver : un demi-siècle de peinture, des expositions dans les meilleures foires et galeries du monde, une carrière accomplie dans la non-figuration, puis dans la figuration narrative et l'hyperréalisme.

Mais à un âge ou d'autres s'épuisent ou se répètent sans cesse, il a pris le risque de tout remettre en jeu : "Depuis 2004, je me suis orienté vers une autre forme d'expression où, l'inconscient, le geste et la couleur se libérant de la représentation objective, ma démarche peut devenir plus ludique et les surprises plus fréquentes", explique-t-il.

Abstraction gestuelle, années 1960

Abstraction gestuelle, années 1960

Figuration narrative, années 1980-1990

Figuration narrative, années 1980-1990

Années 2000-2010

Années 2000-2010